Une nouvelle étape pour souvenirs à la carte

Il y a quelques semaines, je poussais les portes du CESER Auvergne-Rhône-Alpes avec un mélange assez particulier d’excitation… et de stress !

Objectif du jour : enregistrer une vidéo pour présenter Souvenirs à la carte dans le cadre du Prix du public.

Quelques minutes seulement pour parler d’un projet sur lequel je travaille depuis des mois.

Sur le papier, cela paraît simple.

En réalité… beaucoup moins !

Quelques minutes pour raconter des mois de travail

Présenter Souvenirs à la carte, je l’avais déjà fait de nombreuses fois.

Lors de la Foire de Lyon notamment, j’ai eu l’occasion de pitcher mon projet encore et encore devant des visiteurs et des professionnels.

Et je me suis rendu compte ce jour-là à quel point toutes ces répétitions m’avaient aidée.

À force de raconter son projet, on apprend à aller à l’essentiel. On découvre aussi les mots qui fonctionnent, les explications qui sont trop longues, les questions qui reviennent régulièrement…

Et surtout, petit à petit, on prend confiance.

Mais parler devant quelqu’un et parler devant une caméra restent deux exercices très différents !

Caméras, micros, éclairages… et drapeau français !

En entrant dans le studio d’enregistrement du CESER, changement d’ambiance.

Caméras, micros, éclairages…

Et, juste derrière mon siège, le drapeau français 🇫🇷.

Autant dire que tout était réuni pour me rappeler qu’il ne s’agissait pas tout à fait d’une petite vidéo improvisée dans mon salon !

Heureusement, j’ai été très bien accueillie et tout a été fait pour me mettre à l’aise.

Malgré cela, lorsque la caméra démarre, il faut se lancer.

Et là, plus question de reprendre tranquillement son texte depuis le début parce qu’un mot ne nous plaît pas !

Et finalement… tout ne s’est pas passé comme prévu

J’avais préparé mon intervention.

Je connaissais mon texte.

J’avais répété.

Et pourtant, la séance ne s’est pas totalement déroulée comme je l’avais imaginée.

Je fais mon pitch une première fois, du premier coup. Plutôt contente de moi et surtout soulagée d’en avoir terminé !

On regarde alors l’enregistrement pour vérifier que tout est bon… et là, le technicien se tourne vers moi, absolument désolé :

« Il y a eu un problème… le son n’a pas été enregistré. »

Autrement dit : il fallait tout recommencer !

Forcément, la deuxième fois, ce n’était plus tout à fait pareil. Il fallait retrouver la concentration, l’énergie et essayer de refaire naturellement quelque chose que je venais juste de dire.

Comme quoi, même avec un texte préparé et répété, il reste toujours une part d’imprévu !

C’est aussi ce que je retiens de cette expérience : on peut préparer énormément de choses, mais il faut aussi savoir s’adapter le jour J.

Une fois l’enregistrement terminé, une chose assez drôle s’est produite : le trou noir total !

Impossible de me souvenir précisément de ce que j’avais dit.

En revanche, une question tournait en boucle dans ma tête :

« Mais qu’est-ce que j’ai oublié de dire ? »

Surtout … ne me montrez pas la vidéo !

Il restait ensuite une autre épreuve.

Me regarder.

Et là, j’avoue avoir préféré passer mon tour !

Comme beaucoup de personnes, je suis très critique lorsque je me vois en vidéo. Une expression, une intonation, une hésitation… on finit parfois par ne plus voir que les petits défauts et par oublier complètement l’essentiel.

Alors cette fois, j’ai décidé de ne pas chercher la petite bête.

La vidéo était enregistrée, l’étape était franchie et j’avais relevé le défi.

C’était déjà beaucoup.

L’aventure Souvenirs à la carte continue

Au-delà du stress et de l’exercice de la caméra, je retiens surtout le chemin parcouru depuis les toutes premières cartes de Souvenirs à la carte.

Ce projet est né de mon travail autour des souvenirs et des personnes âgées, avec une idée finalement très simple : utiliser les souvenirs pour provoquer la parole, les échanges et la transmission.

Depuis, le jeu a beaucoup évolué.

Il a été testé, utilisé dans différents établissements, présenté à des professionnels, sélectionné à la Foire de Lyon… et aujourd’hui, il me conduit jusque dans les studios du CESER.

Chaque nouvelle étape m’oblige à sortir un peu plus de ma zone de confort.

Et finalement, c’est aussi ce qui rend l’aventure intéressante.

Prochain rendez-vous : novembre

L’enregistrement vidéo est derrière moi.

Mais le prochain exercice s’annonce encore différent : présenter et défendre Souvenirs à la carte pendant 10 minutes devant les membres du CESER.

Dix minutes, cela peut sembler long.

Quand il faut raconter l’origine du projet, expliquer son intérêt, parler de ce que j’observe sur le terrain et donner envie de croire à son développement… cela devient finalement très court !

Alors le travail continue.

Le pitch se prépare, les mots se choisissent, les slides évoluent… et les répétitions vont forcément s’enchaîner.

Rendez-vous après le passage devant le CESER pour vous raconter la suite de l’aventure !

Parce qu'un exercice n'est parfois qu'un prétexte pour réfléchir ensemble, échanger...et surtout passer un bon moment.